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20 Mai 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Contrôle laitier : la situation cellulaire continue de s’améliorer en bovins

L’Institut de l’élevage, France Conseil Élevage et Comité nationale brebis laitière ont publié le 19 mai les résultats du contrôle laitier des élevages bovins, ovins et caprins pour l’année 2019.

Premier fait marquant : pour la filière bovine, «l’amélioration de la situation cellulaire observée depuis plusieurs années se confirme». La proportion de lactations avec une numération cellulaire de l’ensemble des contrôles inférieure à 300000 cellules est de 49,6%. Elle était de 41,1% en 2009. Celle des lactations comptant au moins 2 contrôles supérieurs à 800000 cellules atteint 12,7% (16,8% en 2009).

Si la production laitière brute diminue de 20 kg pour atteindre 8446 kg, le taux butyreux augmente à 40,1 g/kg (+0,3) et le taux protéique à 32,5 g/kg (+0,1). Il apparaît également que la part des trois grandes races nationales (Prim’Holstein, Montbéliarde et Normande) continuent de diminuer montrant une appétence des éleveurs pour d’autres races.

Second fait marquant de ces nouvelles statistiques : pour la filière caprine, «avec 318 jours de lactations, la tendance à l’allongement de la durée moyenne de lactation observée en 2018 se confirme».

 éleveurs+lait+traite

20 Mai 2020 | Actus végétales | Actus élevage

Aliments du bétail : hausse des prix en perspective

Après une hausse des fabrications observée en mars, la hausse des prix annoncée devrait provoquer une baisse de la production d’aliments composés dans les mois qui viennent.

Au cours du mois de mars, les fabrications françaises d’aliments du bétail ont enregistré une progression de 4,1 %, par rapport au mois correspondant de 2019, selon les statistiques communiquées par Coop de France-nutrition animale et le Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale (Snia). Tous les postes ont progressé, + 6,2 % pour les aliments pour bovins, + 5,7 % pour les aliments porcs et + 2,2 % pour le secteur volailles.

Même si l’on tient compte du fait que le mois de mars dernier comptait un jour ouvré de plus qu’en mars 2019, on peut considérer ce résultat comme bon, ce qui risque de ne pas se renouveler pour les prochaines échéances. Sur l’ensemble des neuf premiers mois de la campagne, la production nationale d’aliments composés se situe en équilibre par rapport à l’an dernier, avec 14,7 Mt. Les aliments bovins ont accusé un recul de 2,2 %, les aliments porcs, toujours soutenus par l’embellie du marché du porc grâce à l’exportation vers la Chine, a gagné 2,1 % tandis que les aliments pour volailles enregistraient une très légère progression de 0,4 %.

Effet Covid-19

En mars, les effets économiques du Covid-19 n’avaient pas encore atteint leur paroxysme. Mais déjà en fin de mois, les fabricants d’aliments du bétail ont dû adapter leur stratégie d’approvisionnement des éleveurs en fonction d’une crise qui allait se développer rapidement. Un approvisionnement régulier de l’élevage a pu être maintenu, mais comme le souligne la note de conjoncture commune de Coop de France, tout cela avec coût supplémentaire pour les entreprises d’alimentation animale. Ce qui se répercutera immanquablement sur le prix de l’aliment.

Invité à évoquer le sujet, à l’issue du dernier Conseil céréales de FranceAgriMer, le 13 mai, François Chochat, président du Snia, n’a pas laissé peser le doute sur ce point, alors que l’élevage se trouve fragilisé par la perte de débouchés provoquée notamment par la mise en sommeil de la restauration hors foyer. La hausse des prix de l’aliment devrait entraîner une réduction des utilisations. Alors que les prévisions de fabrications d’aliments tablaient sur une stabilisation, la diminution de la production pourrait atteindre 5 %. Le phénomène toucherait, plus ou moins, l’ensemble.

 éleveurs+aliments+virus

18 Mai 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Viande bovine : l'accès au stockage privé «trop restrictif», selon les industriels

Les conditions d'accès à l'aide au stockage privé de viande bovine sont «trop restrictives», déplore Mathieu Pecqueur, directeur général de Culture Viande (industriels), auprès d'Agra Presse le 15 mai.

Le premier frein est l'obligation de stocker des quartiers arrière entiers (soit avec l'os, soit désossés et découpés). «En France, il n'y a qu'un ou deux congélateurs capables de congeler des quartiers arrière entiers», explique M. Pecqueur.

De plus, «une fois le quartier arrière découpé, les entreprises doivent tout stocker au lieu de mettre sur le marché les muscles qui ont de la valeur et stocker ceux qu'elles n'arrivent pas à vendre.»

Deuxième mesure handicapante pour les industriels: le montant unique de l'aide, que les quartiers soient désossés ou pas. Face à la crise sanitaire, Bruxelles a accepté d'aider le stockage privé de 26 000 t de viande bovine (animaux de plus de 8 mois).

Or, en semaine 19 (le stockage a été ouvert le jeudi 7 mai), seuls cinq Etats membres ont émargé à hauteur de 706 tonnes, d'après le syndicat.

Plutôt que les gros bovins, c'est surtout «le veau qui est la production la plus en crise» et devrait bénéficier du stockage privé, estime M. Pecqueur. Et de proposer «un budget mutualisé entre espèces», en utilisant les fonds non consommés pour les gros bovins.

 éleveurs+bovins+viande

14 Mai 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Ovins : hausse inhabituelle des prix au-delà de Pâques (Idele)

«Après Pâques, l’offre française est restée en-deça de ce que l’on attendait, et la cotation a continué à croître», souligne Cassandre Matras, cheffe de projet conjoncture ovine à l’Idele.

D’après les chiffres nationaux de FranceAgriMer, le prix de l’agneau aurait ainsi continué à augmenter après Pâques durant près de quatre semaines pour passer de 6,20 € en semaine 15 à 6,50 € en semaine 18, loin de la baisse constatée habituellement à cette période. Difficile cependant pour l’heure, selon les experts de l’Idele, d’expliquer le repli de l’offre française. «Il y a peut être eu des problèmes sur la reproduction», soupçonne Cassandre Matras.

La situation semble toutefois retourner vers la normale, alors que les cours ont baissé de quelques centimes en semaine 19, pour retomber à 6,47 €. «C’est peut-être le signe que le marché commence à s’alourdir, avec l’arrivée des agneaux d’herbe, de ceux des bassins laitiers ou le retour des importations», analyse Cassandre Matras. La campagne, insiste-t-elle, restera marquée par la chute pascale des prix : «On a eu cette baisse de la cotation à un moment où tous le secteur attend normalement une hausse».

 éleveurs+ovins+agneaux

12 Mai 2020 | Actus élevage | Actus nationales

Covid-19 : les producteurs laitiers fermiers s’adaptent face aux difficultés

Touchés de plein fouet par la crise du Covid-19, les producteurs laitiers fermiers ont su s’adapter, relate un communiqué de presse de leur association nationale, l’ANPLF, le 11 mai. Selon un sondage représentatif réalisé par le syndicat, ils sont 39% à avoir développé un ou plusieurs nouveaux modes de commercialisation depuis le début de l’épidémie. La livraison à domicile a ainsi connu un «développement spectaculaire».

46% des producteurs ont également joué sur les volumes de production pour répondre au mieux à la demande, en produisant par exemple plus de yaourts et de beurre. D’autres ont privilégié la fabrication de fromages de garde permettant de reporter la vente grâce au stockage.

Malgré ces efforts, 44% des exploitations rapportent un chiffre d’affaires en baisse d’au moins 20%, dont 23% qui ont connu une chute de plus de la moitié de leurs ventes. «Une forte adaptabilité, mais certains ne peuvent éviter la casse!», résume l’ANPLF. Le syndicat demande donc une annulation des charges pour tous, et, pour les producteurs ayant perdu plus de 50% de chiffre d’affaires, «un suivi spécifique par des comités régionaux».

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