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05 Février 2019 | Actus nationales | Actus élevage

Accord trouvé sur un prix de revient dans la filière viande bovine

«Les représentants de la section Bovin d’Interbev ont validé la méthode de calcul d’un indicateur de prix de revient en viande bovine», indique la Fédération nationale bovine (FNSEA) et les Jeunes agriculteurs dans un communiqué commun du 31 janvier.

À partir des données du second semestre 2017, les prix de revient obtenus sont de «4,64 €/kg carcasse pour une vache allaitante, 5,08 € pour une génisse, 4,50 € pour un jeune bovin et 3,08 € du kilo vif pour un broutard».

«Intégrant les différents postes de charge et une rémunération de l’éleveur basée sur 2 Smic, ce prix de revient sera mis à jour tous les six mois en suivant les indices Ipampa et ajusté tous les ans en fonction du montant des aides touchées par les éleveurs», explique la Coordination rurale dans un communiqué du 1er février.

Mais les syndicats ne se réjouissent pas pour autant de cette annonce. Pour la FNB et la JA, il s’agit «d’une première étape» avant de «construire une contractualisation avec une formation du prix en marche avant».

Pour la CR, «il serait […] bien naïf de crier victoire» car l’indicateur va être pondéré par des indicateurs de marché dans les formules de calcul de prix. Pour la Confédération paysanne, il s’agit d’un «accord à minima» car le «système est inopérant» comme la filière ne contractualise que «pour une part infime des volumes».

 éleveurs+bovins+FNB

01 Février 2019 | Actus nationales | Actus élevage

Sodiaal Union : accord avec Lidl pour revaloriser le prix du lait (communiqué)

De gauche à droite, Damien Lacombe, président de Sodiaal Union, et Michel Biero, directeur exécutif des Achats Lidl, lors de l'accord signé ce jeudi 31 janvier à Rungis.

"L’enseigne LIDL et la coopérative laitière Sodiaal s’engagent pour la revalorisation de la filière laitière. Michel Biero, directeur Exécutif Achats de Lidl et Damien Lacombe, président de Sodiaal (Entremont, Candia, Yoplait, Orlait (1)) scellent un engagement en partageant la même volonté d’assurer une plus juste rémunération aux éleveurs laitiers.

Lidl France s’engage à augmenter le prix du lait à 356 euros/1000 litres prix de base, soit 371 euros/1000 litres, toutes primes confondues. La coopérative SODIAAL, première coopérative laitière française regroupant 11 500 exploitations et représentant 20 000 producteurs Français, s’engage à reverser ce montant en intégralité aux éleveurs et à afficher en toute transparence son paiement du lait.

Une hausse conséquente en valeur puisque cet accord porte sur la totalité des volumes en lait, fromages et yaourts (MDD et marques nationales) distribués dans les 1500 supermarchés Lidl France, soit 232 millions de litres de lait.

«Nous avons l’ambition de faire partager cette augmentation à l’ensemble des éleveurs de notre coopérative pour un revenu plus juste, fruit de leur travail. Nous sommes heureux de voir que Lidl partage notre conviction et s’engage durablement aux côtés des éleveurs laitiers français», soutient Damien Lacombe, président de Sodiaal Union.

«Au-delà des dispositions prises par la loi Egalim, nous sommes convaincus que nous pouvons changer la donne en faveur du monde agricole. Nous pensons, chez Lidl, que ce type d’accords, qui permettent aux agriculteurs de voir l’avenir plus sereinement, et qui reposent sur une totale transparence entre les parties, doivent être développés par les industriels et les distributeurs pour les produits issus de l’élevage », déclare Michel Biero, Directeur Exécutif Achats Lidl.

(1) Yoplait est une marque détenue conjointement par Sodiaal et General Mills. Orlait est détenue majoritairement par Sodiaal et par d’autres coopératives françaises qui bénéficieront de cet accord.

(Communiqué)

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29 Janvier 2019 | Actus nationales | Actus élevage

Fédération Nationale Bovine : enrayer la décapitalisation du cheptel bovin

La Fédération Nationale Bovine (FNB) a présenté récemment ses actualités et son congrès qui se tiendra à Mende (48) les 5 et 6 février prochains. L’organisation s’inquiète d’une décapitalisation grandissante du cheptel français de bovins allaitants en raison notamment de revenus insuffisants pour les éleveurs.

« En 2019, les revenus des éleveurs ont encore diminué, le cheptel a fortement régressé. La situation est très inquiétante, nous craignons une décapitalisation de grande ampleur, notamment en raison d’un manque d’attractivité de la filière ». C’est sur cette note pessimiste que Bruno Dufayet, président de la FNB, a introduit la conférence de la FNB la semaine dernière.

En effet, d’après l’Institut de l’élevage, le cheptel de bovin allaitant devrait diminuer de 4 % en 2019, il est déjà passé de 4,6 millions de têtes, en juin 2016, à 3,125 millions de têtes en juin 2018. Cette importante décapitalisation est, pour Bruno Dufayet, la conséquence du revenu trop faible des éleveurs, en 2018 il était de moins de 1 000 euros par mois.

Pour pointer cette problématique qui remet en cause l’avenir de la filière, comme elle a impacté la filière ovine dans les années 1980, la FNB a décidé d’en faire le thème central de son congrès, qui se déroulera à Mende les 5 et 6 février prochains. Les professionnels estiment qu’il est nécessaire de redonner de la valeur aux producteurs notamment pour que le métier d’éleveur continue d’être attractif.

En 2018, 1 200 exploitations ont cessé leur production sans trouver de repreneurs. Ces arrêts sont principalement imputables à des départs à la retraite, sans transmission. Ces départs devraient d’ailleurs fortement augmenter dans les prochaines années.

Capter de la valeur sur tous les marchés

La FNB interpellera donc le ministre de l'Agriculture lors de sa venue, pour lui demander de les accompagner dans la construction d’une stratégie nationale et à l’export, qui redonne des perspectives à la filière afin d’attirer de jeunes agriculteurs et de redonner des revenus aux agriculteurs.

La FNB espère que la loi EGalim, avec l’inversion de la construction des prix, de l’encadrement des promotions… permettra déjà, cette année, d’améliorer la répartition de la valeur. Elle ne masque cependant pas ses inquiétudes, notamment en raison de la difficulté de l’interprofession à définir les indicateurs de coûts de production en raison, notamment, de blocage de la grande distribution.

Depuis novembre dernier, le médiateur des relations commerciales a été saisi pour accompagner la filière. L’organisation précise, tout de même, que cette situation aurait pu être évitée en permettant à l’observatoire des prix et des marges d’intervenir pour définir ces indicateurs en cas de non-accord au sein de l’interprofession, comme le texte de loi le proposait en première lecture dans les deux assemblées.

La FNB est aussi en attente de l’ordonnance relative aux prix abusivement bas. Elle espère que contrôles et sanctions seront de mise dès sa promulgation. Patrick Bénézit, vice-président de la FNB, remarque que des enseignes de distribution, ont déjà, au regard de l’ordonnance relative à l’encadrement des promotions, des pratiques illégales. Il appelle donc l’état à renforcer les contrôles et à prendre des sanctions exemplaires.

Enfin, la FNB souhaite que la filière bovine puisse se saisir des marchés à l’export, récemment ouverts, comme la Chine, afin de capter de la valeur. Elle regrette le blocage de certains gros opérateurs.

Actuagri

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28 Janvier 2019 | Actus nationales | Actus élevage

Prix du lait de vache Lactalis : un accord pour le 1er trimestre [point de vue]

Lactalis et l’Union nationale des éleveurs livreurs Lactalis (UNELL) ont signé un accord sur le prix du lait le 3 janvier (1). Il fixe le prix de base du lait (38-32) à 330 euros/1 000 litres sur le premier trimestre. Nouveauté, il prévoit, en deux étapes, un alignement des prix des produits grande consommation (PGC) sur le coût de revient des producteurs. Le point de vue de Christophe Malgouyre (notre photo), président de l’Association des Producteurs de lait Lactalis Rodez (APL Rodez).

- Quel votre sentiment sur cet accord ?

«C’est un bon accord pour démarrer l’ année 2019. Mais il reste insuffisant pour répondre à nos coûts de production. Pour janvier, février et mars, le prix de base est fixé à 330 euros/1 000 litres (moyenne France en 38-32), soit une hausse de 14 euros/1 000 litres comparé au 1er trimestre 2018. Cet accord a été construit à partir de la nouvelle formule de prix identifiant les valorisations des différents mar- chés, des PGC France (50 %), des PGC exports (20%) et ceux des produits industriels (30%). Nous avons travaillé sur cette nouvelle formule depuis un an et elle se concrétise enfin en ce début d’année 2019. Il faut préciser que l’ évolution du niveau des PGC a été actée sur deux paliers en 2019 et 2020.

- Quelle sera la suite maintenant ?

Notre accord fixe pour mars un premier palier des PGC France à 355 euros/1 000 litres en 38-32, en lien avec les conditions générales de vente envoyées à la grande distribution. Ce sont ces 355 euros/1 000 litres qui permettent une moyenne à 330 sur le 1er trimestre et qui doivent donner des perspectives positives pour l’année. Les négo-ciations commerciales en cours doivent contribuer à aller plus loin encore pour une revalorisation de notre prix du lait sur 2019, 2020, et au delà. La balle est dans le camp de la grande distribution !

- Peut-on encore parler de crise en production de lait de vache ?

Aujourd’hui, je peux dire que ce secteur n’ est plus en crise en Aveyron comme en France. Et ce, je le répète, même si le prix du lait de ce 1er trimestre est encore loin du compte face à nos coûts de production. Je note aussi que notre travail au sein de l’APL Rodez et de l’UNELL amène du concret. Depuis cet automne, nous évoluons dans un nouvel état d’ esprit, suite à notre rencontre avec Emmanuel Besnier en septembre, l’ accord du 4ème trimestre 2018, nos avancées sur le contrat cadre. L’ APL Rodez travaille pour ses adhérents avec la volonté d’améliorer le revenu. Les 14 euros/1 000 litres ne sont pas neutres, ils apportent de la lisi- bilité aux producteurs Lactalis en ce début 2019».

D.B.

(1) L’UNELL rassemble 9 OP en France (dont l’APL Rodez), soit environ 3 600 exploitations laitières, pour un total de 1,8 milliard de litres de lait contractualisés avec Lactalis.

LIre aussi dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 24 janvier 2019.

 éleveurs+lactalis+lait



24 Janvier 2019 | Actus Aveyron | Actus élevage

Raclette Mont Lait : l'animation JA à Rodez a fait le plein !

L’opération a été un grand succès, en 3 heures, 10 kg de raclette ont été consommés sur le marché de Rodez ! (photo JA).

Commercialisée depuis plusieurs semaines, la raclette Mont Lait connaît un beau succès auprès des consommateurs. Pour la faire découvrir au plus grand nombre, l’association des producteurs de lait de montagne (APLM) à l’initiative de la démarche, a sollicité les JA de sa zone de production pour proposer une animation autour de ce produit phare à cette époque de l’année.

En Aveyron, les JA ont ainsi organisé une dégustation sur le marché du samedi matin à Rodez, le 19 janvier. Placés au carrefour Saint-Etienne, dix bénévoles ont préparé de fameuses tartines 100% locales : raclette Mont Lait fabriquée à partir du lait des producteurs de montagne et transformée en zone de montagne (lire aussi dans notre dernière édition), pain Régalou 100% aveyronnais et charcuterie (fournie par l’entreprise ruthénoise APO).

Site Mont Lait ICI

LIre l'article dans la Volonté Paysanne daée du jeudi 24 janvier 2019.

 éleveurs+montlait+fromage

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