lavolontepaysanne.fr Actualités - Agriculture - Aveyron
Elevage - Cultures - Machinisme - Ruralité

Actualités
Actus élevages

31 Mars 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Lait : la FNPL en faveur d’un freinage indemnisé de la production

Face à la crise sanitaire qui perturbe les circuits commerciaux (fermeture de la restauration hors foyer, interdiction des marchés ouverts, changement du comportement des consommateurs), la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) encourage les producteurs à freiner leur production.

Les éleveurs pourraient lisser le pic de production saisonnier en jouant sur l’alimentation et/ou le tarissement anticipé des vaches. Ils éviteraient ainsi l’engorgement des outils de transformation et la baisse brutale des cours. Mais cet effort pour les éleveurs qui s’engagent dans cette voie sur une base volontaire doit être accompagné par un dispositif d’indemnisation collectif, estime la FNPL.

« Nous demandons aux pouvoirs publics de prendre part à ce dispositif de solidarité créé par l’interprofession et à l’Europe d’autoriser ces aides aux réductions de volume », insiste-t-elle. Cet engagement des producteurs doit être conditionné également par celui des partenaires, la filière de poursuivre la collecte et la transformation sur l’ensemble du territoire et de maintenir les prix, voire de les augmenter, en contrepartie de la modération des volumes.

 éleveurs+FNPL+lait

30 Mars 2020 | Actus nationales | Actus élevage

FNB : les éleveurs revendiquent un prix minimum

Bruno Dufayet, président de la FNB.

Dans une lettre ouverte au ministre de l’Agriculture, les éleveurs bovins de la Fédération nationale bovine (FNB) demandent à Didier Guillaume «d’instaurer, pendant toute la période d’urgence sanitaire, un prix minimum payé aux éleveurs à la hauteur des coûts de production».

En effet, la situation de confinement actuelle exacerbe la précarité dans laquelle se trouvent les éleveurs. Alors que la consommation se tient, industriels et distributeurs leur demandent de produire plus pour répondre à la demande des consommateurs tout en continuant à payer leurs produits un euro en moyenne en dessous de leur coût de production. Les éleveurs observent aussi que la grande distribution tire actuellement son épingle du jeu et bénéficie des transferts de consommation liés à la fermeture des collectivités et des restaurants.

Pour les éleveurs, il manque aujourd’hui un euro/kg pour couvrir les coûts de production. L’instauration d’un prix minimum permettrait aux éleveurs de poursuivre leur activité sans dépense d’argent public, ni hausse du prix de la viande pour les consommateurs, souligne la FNB. Ce n’est pas à l’Etat que les éleveurs demandent de compenser cette perte. Mais aux industriels de la viande et à la grande distribution à la prendre en charge sur leur marge.

En effet, l’euro supplémentaire qui serait versé aux éleveurs ne se traduirait que par une hausse théorique de 15 cts par steak au détail, estime la FNB. « C’est comme cela qu’ils mèneraient alors, véritablement, la mission de service public d’alimentation qu’ils revendiquent auprès des citoyens dans le contexte que nous traversons », permettant d’assurer la survie la production bovine et le pouvoir d’achat des Français, conclut au nom des éleveurs, le président de la FNB, Bruno Dufayet.

En soulignant aussi que les industriels et distributeurs disposent d’une marge de manœuvre dans la mesure où le prix au détail de la viande a augmenté de 3 % par an depuis 20 ans sans qu’aucune hausse ne soit répercutée aux éleveurs.

 éleveurs+FNB+bovins

30 Mars 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Filière viande bovine : un point économique avec la FNB

Voici la situation du marché et activité de la filière bovine selon une communication de la Fédération Nationale Bovine (FNB) datée du 27 mars 2020, destinée aux sections bovins viande FDSEA, en lien avec les conséquences du Covid-19 sur les échanges commerciaux.

-  Les achats d’animaux se réalisent normalement, pas de difficultés majeures identifiées, et la consommation en viande bovine reste présente.

-  Après le fort niveau des abattages la semaine précédente (S12), un rééquilibrage est observé ce début de cette semaine. Les consommateurs ayant modifié leur fréquence et habitudes de consommation, ils vont revenir à des achats ces prochains jours ce qui réactivera de plus fortes commandes des GMS.

-  Les marchés d’export sont ouverts tant pour le vif (Italie, Espagne) que pour la viande et carcasses (Italie, Allemagne, Grèce...) et demeurent actifs sur cette semaine (S13 – 23 au 27 mars). En maigre, un seul opérateur (PARMA) a arrêté ses achats. Les éleveurs doivent rester fermes sur les prix des animaux, compte tenu des fluctuations, et en attente des ajustements par les opérateurs d’aval qui vont continuer nécessairement les achats.

La FNB appelle les opérateurs d’aval, GMS en premier lieu, et abatteurs, à une gestion plus dynamique du marché dans ce contexte, et à adapter leur fonctionnement au nouveau rythme de consommation. Faute de réapprovisionnements suffisamment organisés, des rayons LS restent vides parfois ! ... Il n’y a pas absence de demande, mais défaut de gestion par les GMS.

Des contacts ont été pris avec les enseignes pour demander notamment de réviser la logique de suspension des rayons « trad ». De plus, il convient de relativiser le phénomène qui s’observe principalement en hypers. En secteur veau de boucherie, la situation est à surveiller, mais il n’y a pas à ce stade de difficultés majeures.

Situation export de bovins vifs et de viande vers UE

Italie : (source FAM, selon Business France du 25 mars) l’offre de broutards français reste bonne. Pour l’instant les exports de bovins vivants sur Italie se maintiennent sans difficultés relevées par FAM/DGAL. On note des difficultés sur l’export de carcasses JB. Les cours de taurillons et génisses sur l’Italie sont stables. Les activités des abattages sont conséquentes en ce moment. La demande provient quasiment exclusivement de la GMS.

Espagne : (source : FAM selon autorités espagnoles au 25 mars) la circulation des produits alimentaires et des animaux vivants se poursuit dans des conditions normales, et les autorités espagnoles confirmant leur attachement au maintien de l’ouverture des frontières aux produits de première nécessité. Le marché alimentaire ibérique reste fluide. Le secteur de la viande se mobilise face à une augmentation de 30% des ventes au détail, mais avec de fortes fluctuations.

Les transports maritimes et camions frigorifiques accélèrent la cadence pour préserver l’approvisionnement du marché intérieur et les exportations. Les 46 ports espagnols fonctionnent à plein régime pour garantir l’approvisionnement. Interrogations sur une possible hausse des tarifs de transport.

Allemagne : l’export de viandes (JB) vers l’Allemagne se réalise normalement.

Algérie : (source FAM au 26 mars) les exportations se déroulent normalement. Il n’y a pas de mesures spécifiques aux différents secteurs commerciaux (et donc rien concernant l’agricole, l’agroalimentaire ou la pêche). Des expéditions de bovins sont d’ailleurs prévues ces jours-ci sans aucune restriction. Néanmoins, les bateaux seraient maintenus 24h sans déchargement à l'arrivée des animaux, le temps de tester les équipages.

Source FNB

 éleveurs+FNB+bovins

26 Mars 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Ovins/caprins : Interbev veut communiquer pour sauver Pâques

Alors que l'épidémie de Covid-19 menace de ralentir la consommation d'agneau et de chevreau à Pâques, période cruciale pour ces deux viandes, l'interprofession bétail et viandes Interbev «communiquera sur les principales chaînes de radio» et les réseaux sociaux du 2 au 12 avril, annonce un communiqué du presse du 24 mars.

Le but ? «Rappeler la tradition de l’agneau de Pâques» et «donner aux consommateurs des recettes adaptées aux morceaux» proposés. Habituellement, à Pâques, ces viandes sont consommées lors de réunions de famille - et donc en morceaux de grande taille (gigots, épaules). Un mode de consommation rendu impossible par le confinement.

«La filière ovine française a besoin que la profession fasse évoluer l’offre pour proposer des unités de besoin qui correspondent à des familles plus petites: tranches de gigot, gigot raccourci, rôti dans la selle, souris…», précise Interbev. «60% des chevreaux sont mis en marché entre mars et mai», rappelle l'inteprofession.

Du côté des agneaux, Pâques représente «jusqu'à 35, 40 voire 50% de la consommation de l'année», estime Paul Rouche, directeur délégué de Culture viande.

 éleveurs+ovins+agneaux

24 Mars 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Le Cniel veut atténuer le pic de production de lait printanier

Dans une lettre envoyée à l’ensemble des membres de la filière laitière le 20 mars, les quatre collèges de l’interprofession laitière, le Cniel, appellent «à atténuer le pic de production printanier par un lissage impliquant tous les acteurs de la filière», tout en veillant à la poursuite de la collecte de lait.

De nombreuses laiteries ont d’ores et déjà demandé à leurs producteurs de modérer le pic de lactation, notamment celles de petite taille ou en zone de montagne.

«Vous nous remontez chaque jour vos difficultés pour continuer votre activité», indiquent producteurs, transformateurs coopératifs et privés, ainsi que le collège de la distribution. Le manque de main-d’œuvre, d’emballages ou des perturbations dans la sous-traitance semblent être les principaux sujets d’inquiétudes.

Et pour répondre aux craintes de saturation des outils de transformation - et notamment de séchage-, ils assurent mettre «tout en œuvre pour maintenir la collecte sur l’ensemble du territoire et assurer ainsi le fonctionnement de toute la chaîne de transformation et distribution».

Le Cnaol appelle au maintien des AOP dans les linéaires

«L’appauvrissement alimentaire guette les rayons des grandes surfaces», alerte le Cnaol (fédération des AOP laitières) dans un communiqué du 23 mars. Elle note une «baisse très importante des commandes», une faible présence des AOP dans les catalogues drive des grandes surfaces et la réduction, voire la fermeture, des rayons coupe, alors que 38% des fromages AOP y sont commercialisés.

«Nous sommes effectivement confrontés à des décisions unilatérales de certains distributeurs qui stoppent brutalement les commandes, jugeant que les produits sous signe de qualité ne sont pas de première nécessité. C’est vraiment incroyable et scandaleux», juge Dominique Chambon, vice-président du Cnaol. En outre, la fédération «appelle à la responsabilité des distributeurs et de l’administration pour permettre une pluralité de l’offre et le maintien de la diversité des produits laitiers AOP dans les rayons».

«Confinés et sans fromage de qualité, voilà un coup dur de plus pour le moral des Français!», résume Michel Lacoste, président du Cnaol.

 éleveurs+lait+CNIEL

Précédents articles

23 Mars 2020 | FDSEA-JA Aveyron : les agriculteurs assurent !
20 Mars 2020 | Coronavirus : continuer la collecte ! (section bovins lait FDSEA Aveyron)
19 Mars 2020 | Bovins viande : un point sur les marchés et flux commerciaux dans la filière [FNB]
19 Mars 2020 | Coronavirus : les achats d'aliments du bétail bondissent, la logistique se tend
18 Mars 2020 | Coronavirus : le secteur agricole doit faire face
18 Mars 2020 | Assemblée générale de la FNPL : le rapport d'activité 2019 [vidéo]
16 Mars 2020 | Broutards : les flux vers l'Italie se maintiennent, mais sans visibilité (Deltagro)
12 Mars 2020 | Coronavirus : les envois de denrées et de vif vers l'Italie continuent (ministère)
09 Mars 2020 | Chèvre : les producteurs dans l’attente d’une revalorisation du prix du lait
06 Mars 2020 | Conjoncture laitière février (CNIEL) : le coronavirus freine la hausse des prix des produits...
Voir toutes les archives