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26 Octobre 2020 | Actus Aveyron | Actus élevage

Marché aux bestiaux de Laissac : péage unique pour les bovins et ovins

Les élus et agents administratifs de la mairie de Laissac dans le nouveau poste de péage du marché aux bestiaux de Laissac.

Mardi 20 octobre, c’était l’effervescence autour du péage unique construit entre les deux foirails bovins et ovins à Laissac. Ce nouveau lieu centralise la saisie des achats et l’information aux usagers du marché hebdomadaire.

Plus de fluidité dans la communication, centralisation des informations et de l’accueil en un seul lieu... le marché aux bestiaux de Laissac a construit un péage unique situé entre les deux foirails bovins et ovins. «Ça faisait un moment que nous pensions à réaménager l’espace et l’organisation de notre marché hebdomadaire», explique David Minerva, le maire, en vue de futurs travaux importants sur la place du foirail pour construire un nouveau centre social.

Désormais, le péage est unique pour les bovins et les ovins et est installé sur le bas du foirail. Un local tout neuf d’environ 30m2, équipé de la fibre, accueille la partie administrative de saisie, et offre un espace d’accueil à l’abri pour les usagers du marché. La saisie peut être assurée par 4 postes permettant ainsi les double-entrées ou l’entrée-sortie en simultanée. «Jusqu’alors nous avions une cabine générale sur le haut du foirail, et deux postes de péage (bovins et ovins), désormais tout est centralisé», avance Jean-Louis Puel, adjoint à la mairie en charge du marché aux bestiaux.

Pour la première journée test mardi 20 octobre, quelques réglages sont encore nécessaires et les habitudes doivent être prises mais globalement, les encadrants du marché sont plutôt satisfaits. Les camions-remorques et semi-remorques sont accueillis à partir de 6h15 à l’ancien péage bovins. Et à partir de 6h30, tous les véhicules peuvent entrer au nouveau péage. Le stationnement des véhicules s’effectue sur le grand parking attenant à la halle des ovins. «La circulation est plus simple pour tous et c’est aussi plus facile pour les encadrants du marché. Une quinzaine de personnes (administratifs, élus et agents de la mairie) sont mobilisées chaque mardi et nous voulions aussi leur simplifier la tâche», poursuit David Minerva. Bien sûr pour les élus, il s’agit aussi d’optimiser les coûts de fonctionnement du marché.

Du côté des commerçants et notamment bars et restaurants, bien présents autour du foirail, cette modification ne semble pas changer les habitudes des usagers du marché. «Cette nouvelle installation nous permettra aussi peut-être de base pour d’autres manifestations, sportives notamment, nombreuses à Laissac», souffle David Minerva. Un nouveau point d’accueil à l’entrée du village !

Eva DZ

 éleveurs+bovins+ovins

22 Octobre 2020 | Actus nationales | Actus Aveyron | Actus élevage

Cours du broutard : «Trois semaines pour ramener du prix aux éleveurs»

Communiqué FDSEA-JA Aveyron :

«Depuis plusieurs semaines, le prix de vente des bovins destinés à l’export, les «broutards», baisse de manière injustifiée. Les syndicats JA et FDSEA ont rencontré des acheteurs locaux pour mieux comprendre la situation, mais face à leur impuissance, le ministre de l’Agriculture a réuni les principaux exportateurs et leur a donné trois semaines pour trouver des solutions.

De semaine en semaine, le prix baisse

Déjà cinq semaines que le prix baisse. A ce jour, cela équivaut à une diminution de 25 centimes d’euros du kilo. Si l’on compare les prix sur la même période l’année dernière, ils sont 35 centimes d’euros plus bas. Un éleveur perd en moyenne 150€ par animal vendu. Il en est de même pour les veaux gras, un autre type de bovins viande, pour lesquels on observe une perte de 15 à 30 centimes d’euros, selon les âges et les catégories par rapport à l'année dernière. Les prix de ventes sont toujours tirés vers le bas alors que les coûts de production augmentent (paille, fourrage...).La situation devient insoutenable pour les éleveurs bovin viande.

Des prix décorrélés de la réalité du marché

Les prix pratiqués ne correspondent pas à la réalité du marché. En Italie, le pays qui constitue le débouché majoritaire pour la vente de broutards, le cours du jeune bovin augmente progressivement: + 5 centimes d’euros cette semaine après neuf semaines de stabilité. L’export des broutards vers l’Italie augmente également: + 1% ces deux dernières semaines. En septembre, ce pays avait acheté autant de broutards que durant l’ensemble de l’année 2019.La demande semble donc être en hausse, mais le prix d’achat aux éleveurs baisse. Les éleveurs s’interrogent alors sur qui profite de la situation et s’enrichit.

Les éleveurs sont allés rencontrer des exportateurs

La Fédération nationale bovine (FNB) est allée exposer la situation auprès des différents opérateurs de marché qui n’ont pas su apporter de contestation. En Aveyron, les JA et la FDSEA sont allés à la rencontre de Bévimac et Unicor, deux organisations de producteurs spécialisées dans l’exportation de broutards pour échanger directement avec eux et essayer de comprendre la situation. L’une comme l’autre semblaient désarmées face à l’attitude de certains intermédiaires italiens qui exigent à la fois de la qualité et des prix bas, trop bas.

Intervention du ministre de l’Agriculture

Les éleveurs ne peuvent pas être éternellement la variable d’ajustement. La viabilité de la profession est engagée et cette situation alimente la déprise agricole. La France perd 2% de vaches chaque année, soit 765200* bovins viande en moins par an (*source: SPIE-BDNI). Après plusieurs semaines de pression syndicale, le ministre de l'Agriculture a réuni les principaux exportateurs et les représentants de la FNB dans le cadre d’un déplacement dans le Puy-de-Dôme, le vendredi 16 octobre. Eurofeder, Deltagro export et Bévimac ont répondu présents, Parma France a décliné l'invitation. Julien De Normandie,a donné trois semaines aux exportateurs pour trouver des solutions. Il a demandé à ce que de nouveaux débouchés soient trouvés et a insisté pour que les qualités des bovins français soient mises en avant : qualités sanitaires, de traçabilité, génétique... Pour l'heure, les JA et la FDSEA encouragent les éleveurs qui le peuvent à continuer de faire de la rétention d’animaux maigres pour essayer de peser sur le marché».

 éleveurs+broutards+bovins

21 Octobre 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Viande bovine : Elvéa veut créer son association d'OP (AOP) d'ici mi-2021

Le réseau d'associations de producteurs de bovins viande Elvéa France espère lancer son AOP (association d'organisations de producteurs) «d'ici la fin du premier semestre 2021», indique son président Philippe Auger à Agra Presse le 20 octobre.

Ce sujet était à l'ordre du jour de l'assemblée générale d'Elvéa, le 15 octobre à Orléans (Loiret). «Nous entrons dans la phase d'engagement et de rédaction» des statuts, précise M. Auger, sachant que cette AOP pourrait être «la première en viande bovine au niveau européen».

«Nos 31 OP pourront adhérer à l'AOP et ainsi négocier collectivement pour les filières Label rouge et les démarches nationales», explique cet éleveur de Haute-Saône. L'AOP comportera aussi des sections jeunes bovins (JB) et bovins maigres.

Le rôle de la nouvelle structure sera de «négocier des contrats-cadres». A charge ensuite aux OP adhérentes de «participer aux négociations nationales avec les distributeurs, les abatteurs ou les négociants».

Autre sujet abordé lors de l'assemblée générale, l'importance des aides de la Pac pour «maintenir notre troupeau allaitant». Philippe Auger appelle à «faire valoir un peu plus le côté environnemental» de cette production, «certes consommatrice de surfaces, mais qui rend des services environnementaux».

 éleveurs+bovins+viande

16 Octobre 2020 | Actus nationales | Actus élevage

«Reporter le Salon est un crève-cœur» [point de vue]

Dans un communiqué diffusé le 13 octobre, le Centre national des expositions et concours agricoles (CENECA) co-organisateur avec Comexposium du Salon international de l’Agriculture, a annoncé le report de cet événement pour 2022. Jérôme Despey (notre photo), secrétaire général de la FNSEA, réagit à cette annonce.

- Le SIA est officiellement reporté en 2022. Quelle est votre première réaction ?

Jérôme Despey : «C’est un vrai crève-cœur pour les organisateurs et pour l’ensemble de la profession agricole que de ne pas pou- voir tenir l’édition 2021 de ce salon. En effet, ce rendez-vous annuel est très important pour mettre en lumière nos territoires, nos productions, nos terroirs et pour dialoguer avec les citoyens. Maintenant, le contexte sanitaire ne donne aucune perspective pour permettre d’accueillir en toute sécurité 5 000 exposants et plus de 50 000 visiteurs par jour. Il n’était et il n’est pas envisageable de faire prendre un quelconque risque.

- Malgré tout, avez-vous un moment songé à le maintenir ?

JD : Oui. Au mois de juillet et en août, quand nous avons vu la situation sanitaire s’améliorer, nous avons vu l’espoir renaître. Puis à la fin de l’été quand les premiers symptômes d’une reprise de la pandémie se sont fait sentir, nous avons envisagé plusieurs scénarios possibles. Puis nous nous sommes rendus à l’évidence que resserrer ou amoindrir le format du Salon posait un problème de modèle économique. Nous étions également face à un point de non-retour au-delà duquel les exposants et les organisateurs ne pouvaient plus s’engager financièrement. Compte tenu des contraintes administratives imposées, en particulier des jauges à 1 000 personnes et eu égard à l’essor de la pandémie, la décision qui a été prise est un choix de responsabilité qui préserve au mieux les intérêts de chacun.

- Le Salon est un lieu important de rencontres et d’échanges entre les Français et l’agriculture. Comment allez-vous faire perdurer ce lien, et le cultiver en 2021 ?

JD : Nous avons la volonté de faire vivre l’agriculture d’une autre manière pendant la semaine du Salon. Nous réfléchissons à créer des événements à Paris et en province. Tout d’abord, le Concours général agricole (CGA) est maintenu. Il ne se déroulera pas Porte de Versailles comme à l’accoutumée, mais sera décentralisé dans quatre villes de province qui restent encore à déterminer. Les sites retenus feront l’objet de toutes les attentions : ils seront accessibles et sécurisés. Maintenir le CGA est important pour les producteurs et les viticulteurs. Les médailles qu’ils obtiennent sont non seulement un gage de qualité mais leur permettent aussi d’accroître substantiellement leur chiffre d’affaires.

- Qu’en est-il du concours des animaux ?

JD : Malheureusement pour des problèmes matériels et logistiques, il n’est pas possible de le maintenir pour l’année 2021 et il est reporté en 2022.

- Par quels moyens le grand public pourra-t-il rencontrer les agriculteurs ?

JD : La FNSEA, JA et l’APCA réfléchissent ensemble avec la mairie de Paris à organiser des marchés qui mettraient en avant les lauréats du CGA. Ces marchés dont les lieux restent à définir, se dérouleraient sur la même période que le Salon, c’est-à-dire du 27 février au 7 mars. L’objectif est de favoriser le dialogue entre les agriculteurs/producteurs et les Français en mettant en avant nos produits, nos terroirs, nos territoires et ceux qui les font vivre. Nous réfléchissons aussi à initier un colloque autour du thème de la souveraineté alimentaire. Ce colloque pourrait se tenir en présence du chef de l’Etat. On sait combien les Présidents et les hommes politiques sont attachés à l’agriculture et au Salon. Nous nous retrouverons Porte de Versailles en 2022».

 éleveurs+salon+SIA

13 Octobre 2020 | Actus nationales | Actus élevage

La filière laitière inquiète des négociations commerciales annuelles

Les négociations commerciales annuelles entre la grande distribution et ses fournisseurs reprennent, et les inquiétudes de la filière laitière également.

Si tous les maillons amont entendent l’enjeu du pouvoir d’achat des Français dans le contexte particulier de crise sanitaire et économique, ils demandent à l’unisson une nouvelle valorisation des tarifs.

Malgré deux années de hausses tarifaires, «nous ne sommes pas encore parvenus à couvrir tous les coûts de production», estime Jehan Moreau, directeur de la Fnil (industriels laitiers privés) interrogé par Agra Presse début octobre.

Même son de cloche du côté des coopératives: «Nous ne sommes pas encore au bout de la démarche. Il y a nécessité d’aller chercher une troisième année consécutive de hausse des prix pour mieux couvrir les coûts de production», explique Damien Lacombe, président de la Coopération laitière.

«Il faut remettre le retour au pouvoir d’achat à sa juste valeur. Nous attendons de façon très ferme les négociations sur le prix sur l’année 2021. De cela va dépendre le prix payé aux producteurs», revendique Marie-Thérèse Bonneau, vice-présente de la FNPL (producteurs laitiers, FNSEA) lors de la conférence de presse du syndicat le 30 septembre.

Un comité de suivi des négociations commerciales était prévu à Bercy ce 12 octobre.

 éleveurs+lait+FNPL

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