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24 Avril 2019 | Actus Aveyron

Société Centrale d’Agriculture : des défis à relever !

C’est un message d’encouragement qu’a lancé la Société Centrale d’Agriculture lors de son assemblée générale jeudi 18 avril à Rodez, par la voix de son président, Edouard Fabre.

«Retrouver une agriculture compétente, forte», c’est en ces mots qu’Edouard Fabre a introduit l’assemblée générale de la Société Centrale d’Agriculture qu’il préside. Fondée en 1793 pour enrayer les désastres agricoles créés par la Révolution, la SCA s’attèle aujourd’hui à un nouveau défi autour de ses trois domaines d’activité : agronomie, agriculture et agro-industrie.

«Aujourd’hui nous arrivons devant le phénomène dangereux que sont les baisses de production en Europe et surtout pour la France. Il faut relancer fortement l’agriculture compétente et compétitive, conventionnelle et le bio sérieux !», a encouragé Edouard Fabre. Et pour le président de la SCA, le monde agricole doit retrouver une agriculture compétente, forte pour remonter de 50% le solde potentiel du commerce extérieur et retrouver une place de leader dans l’exportation agroalimentaire.

Regarder vers l’avenir

Les axes pour retrouver ce développement sont tout trouvés et correspondent à la demande de la FAO signée par la France sous la présidence de François Hollande. Edouard Fabre les citent : «pour réussir à engager l’agriculture climato-intelligente dans tous les pays riches, il faut garantir la sécurité alimentaire pour tous les hommes, adapter l’agriculture à la durabilité des systèmes spécifiques aux régions du monde, aux changements climatiques et aux émissions de gaz à effet de serre et engager fortement les relations entre scientifiques politiques et agriculteurs».

Selon Edouard Fabre, «la France est prête» à relever ce défi : «l’agriculture conventionnelle peut devenir climato-intelligente grâce aux sciences et à l’appui de l’Etat et des pays en développement». Mais pour y parvenir, il est nécessaire de «recadrer le bio performant pour qu’il s’intègre dans le système climato-intelligent», de «revoir le code rural pour l’adapter à la réalité de l’entreprise agricole» et enfin de «modifier et encourager les groupements agricoles pour sauvegarder l’agriculture familiale et éviter l’entrée de capitaux extérieurs en risquant de faire main basse sur les sols français, qui sont toujours en excellent état et affichent des rendements qui n’ont pas baissé».

Pour Edouard Fabre, seule l’alliance franco-allemande avec l’appui des sciences, est en capacité de lancer une nouvelle dynamique à dimension agricole européenne, susceptible de contrer les autres politiques mondiales et assurer la défense des pays pauvres. «L’agriculture qui se développe c’est aussi le développement assuré de nombreuses industries et pas seulement agroalimentaires tellement les productions agricoles entrent dans de multiples combinaisons ou fabrications», conclut Edouard Fabre.

Ce dernier croit en l’avenir : «la contribution au PIB français de l’agriculture a progressé de 8%. Et nous pouvons compter sur une nouvelle génération de paysans décidés et fervents pour gérer des fermes dynamiques, compétentes, familiales et plus grandes. Des agriculteurs courageux qui participeront aux nouvelles opérations lancées par l’agro-industrie avec l’énergie sous toutes ses formes, sans oublier les diversifications touristiques ou naturelles».

De quoi répondre au défi démographique de demain puisque, selon la SCA, 2 à 3 milliards de naissances supplémentaires sont attendues d’ici 2030 qui vont exiger de doubler la production alimentaire, soit 70 milliards de plus à créer par la France d’ici 15 ans !

Eva DZ - source SCA

 éleveurs+FAO+bio

19 Avril 2019 | Actus Aveyron | Actus élevage

Agneau et Roquefort : opération dégustation à Sévérac d’Aveyron [point de vue]

La FDSEA et les JA organisent une action dégustation d’agneau et de Roquefort, ce samedi 20 avril, de 11h à 14h, sur l’aire de repos de l’Aveyron, au bord de l’A 75, à Sévérac d’Aveyron. Le point de vue de Cyrille Guimauve, co-président de la section ovins viande FDSEA (notre photo).

- Pourquoi cette action ?

«Cela fait déjà plusieurs années que nous organisons ce type de communication grand public. Et il faut continuer ! La consommation de viande ovine en France diminue de façon inquiétante. Pourtant, nos élevages disposent de nombreux atouts : produits de qualité, entretien des paysages, source de biodiversité… Il est important de sensibiliser le grand public et principalement les jeunes. L’objectif est de mettre en avant nos productions locales.

- Comment allez-vous communiquer ?

De la viande d’agneau grillée et du fromage de Roquefort seront mis à l’honneur et proposés aux automobilistes de passage. Ils pourront goûter notre agneau aveyronnais et le fromage AOP Roquefort. Ce sera aussi l’occasion d’échanger avec le grand public et de répondre éventuellement à leurs questions, sur notre façon de produire, le bien-être animal et l’entretien du paysage.

- Le côté environnemental est-il également important à vos yeux ?

Tout à fait. A travers nos productions d’agneaux, outre le fait de faire vivre des familles, il y a aussi l’entretien des paysages. Que deviendrait par exemple une région comme le Larzac sans les agneaux, sans la filière Roquefort ? Tout cela ne serait que des friches. Cet exemple est également valable pour beaucoup d’autres régions d’élevage de l’Aveyron.

- Quelle production pratiquez-vous ?

Je travaille avec le statut de conjoint collaborateur avec mon épouse installée à Durenque. Nous avons un élevage 100 % ovins viande valorisé en label rouge pour l’OP Aprovia. Notre cheptel est composé de brebis Lacaune croisées Suffolk et Rouge de l’Ouest. Avec un système pâturé sur une SAU de 36 ha. C’est aussi ce modèle agricole que nous défendons indirectement dans ce type d’action destinée au grand public. J’ai 45 ans mais je sais aussi que l’enjeu de la filière ovins viande est le renouvellement des générations. Cette forme de communication orientée vers le consommateur peut servir à transmettre plusieurs messages !».

D.B.

Lire aussi dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 18 avril 2019.

 éleveurs+agneaux+roquefort

18 Avril 2019 | Actus Aveyron

Avem Sénégal CUMA : des tracteurs de l'Aveyron prennent le bâteau !

L’atelier de Jean-Pierre Cayzac s’est transformé en fourmilière. Cet hiver, une douzaine de paysans et mécaniciens (notre photo) ont remis en état 2 tracteurs, des remorques, 2 faucheuses et 4 covercrop et du petit matériel en différents lieux, partis en container début avril direction le Sénégal.

De 1er au 22 mai, les bénévoles se retrouveront en alternance à Kaolack (Sénégal) pour réceptionner le container et pour assurer la formation des chauffeurs, des mécaniciens et des éleveurs regroupés en CUMA.

Car c’est la l’originalité du projet : des CUMA aveyronnaises ont prêté de l’argent pour acheter ces tracteurs anciens et des outils, remis à neuf par les éleveurs de l’association Avem Sénégal CUMA (1).

Les éleveurs sénégalais, regroupés en CUMA, ne pourraient acheter seuls des tracteurs. Le Sénégal aide les éleveurs à travers des accords commerciaux avec la Chine, l’Inde ou le Brésil mais ces tracteurs sont puissants et trop coûteux pour les agropasteurs du bassin arachidier.

Les tracteurs aveyronnais leur permettront de faire des stocks de foin en octobre-novembre pour passer la période sèche, préparer les sols de juin à juillet pour les semis d’arachide, de mil et sorgho et faire du transport (eau) et battre le mil à partir de novembre.

Le programme est soutenu par l’Agence Française de Développement jusqu’en 2020. La Région Occitanie et les Départements de l’Hérault et Aveyron ont soutiennet la première tranche du projet. L’association est à la recherche de financement complémentaire.

Contact : avemsenegalcuma@gmail.com et 06 71 92 82 03.

(1) Avem : Association Vétérinaires Eleveurs du Millavois.

Lire aussi dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 18 avril 2019.

 éleveurs+CUMA+


16 Avril 2019 | Actus Aveyron | Actus élevage

Vendredi 19 avril à La Primaube : forum autour des filières dynamiques

Agneaux sous la mère en label et agneaux d’engraissement, poules pondeuses, canards prêts à gaver et gavage, porcs bio et porcs à l’engraissement, ces filières dynamiques recrutent de nouveaux producteurs pour répondre à la demande d’un marché porteur. Pour encourager les vocations et présenter les chiffres positifs de ces productions, la coopérative UNICOR et APO, avec le soutien du CER France Aveyron et de la Chambre d’agriculture, organise une journée d’information, vendredi 19 avril, à partir de 9h30, à l’espace Saint-Exupéry à La Primaube.

Ouverte à tous, cette rencontre éclairera sur le parcours à suivre pour se lancer dans ce type de productions et les interlocuteurs à contacter, ainsi que les performances économiques.

Après l’intervention de Jacques Mathé, professeur en économie rurale sur le dynamisme des exploitations et la nécessité de se renouveler, plusieurs éleveurs engagés dans ces productions témoigneront de leur parcours, de leur choix, des difficultés qu’ils ont rencontrées et livreront quelques conseils avec l’appui de leur technicien spécialisé.

Puis des experts du CER France Aveyron et de la Chambre d’agriculture détailleront les chiffres de ces filières, en s’appuyant sur les comptes de résultat (viabilité économique, charges, temps passé, retours sur investissement, soutiens possibles mais aussi fiscalité, statuts juridiques possibles, emploi...).

Ces filières assurent toutes des débouchés valorisants, elles demandent un temps d’astreinte restreint puisque les cycles de production sont relativement courts et planifiables à l’avance et le retour sur investissement se limite entre 4 et 10 ans. Bref des filières autonomes, créatrices de valeur ajoutée et sécurisante pour les producteurs.

Un temps d’échanges sous forme de forum de rencontres individuelles, avec des techniciens spécialisés de ces filières ainsi que des experts de la Chambre d’agriculture et du CER France Aveyron, permettra aux participants de prendre un premier contact avant de se lancer concrètement dans un projet.

Lire aussi dans la la Volonté Paysanne datée du jeudi 11 avril 2019.

 éleveurs+UNICOR+ovins

15 Avril 2019 | Actus Aveyron | Actus élevage

Nouvel arrêté loup : une victoire syndicale [point de vue]

Le nouvel arrêté sur le plan loup annoncé par le préfet coordonnateur, Xavier Doublet lors de sa venue en Aveyron mi mars, est paru mardi 9 avril. Le point de vue de Laurent St-Affre, président FDSEA Aveyron (notre photo).

- En quoi consiste cet arrêté ?

L. Saint Affre : «Comme le préfet référent sur le dossier loup, Xavier Doublet, nous l’avait annoncé lors de sa venue en Aveyron le 19 mars, le nouvel arrêté, paru cette semaine, reconnaît une partie de notre département et des départements voisins, en zone difficilement protégrable. Une zone difficilement protégeable du fait de la densité de population ovine et de l’organisation de la production en lots d’animaux. Cette configuration nécessite de trop gros investissements pour les éleveurs afin de se prémunir contre le loup : des kilomètres de clôtures et un nombre de chiens trop important pour garder les troupeaux qui peuvent aussi occasionner des conflits avec le voisinage et les utilisateurs du territoire.

- Comment avez-vous réagi à la publication de ce nouvel arrêté ?

L. Saint Affre : La profession y travaille depuis plus d’un an et demi. Nous sommes enfin entendus grâce à notre tenacité. Nous avons obtenu satisfaction. Cette décision constitue également une première en France.

C’est une victoire syndicale pour l’Aveyron, qui profite aussi à nos voisins (Lozère, Tarn et Hérault), concernés par cette zone difficilement protégeable.

- Quelles sont les prochaines étapes ?

L. Saint Affre : Nous allons voir comment cet arrêté va s’appliquer. Ce que l’on sait déjà, c’est que les éleveurs obtiendront plus facilement des possibilités de tirs en cas d’attaque sans avoir à mettre en œuvre des systèmes de protection. Cet arrêté est aussi un point important pour limiter l’extension de la zone de présence du loup et son développement dans nos régions d’élevage».

Eva DZ

Lire aussi dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 11 avril 2019.

 éleveurs+ovins+loup

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